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Avec 63 700 habitants, la communauté d’agglomération du pays ajaccien (CAPA) regroupe le quart de la population de la Corse. Insérée entre mer et montagne, elle est constituée de la cité impériale et des communes situées dans la vallée de la Gravona et se prolongeant dans les hauteurs, soit : Afa, Alata, Appietto, Cuttoli-Corticchiato, Peri, Sarrola-Carcopino, Tavaco, Villanova,Valle-di-Mezzana. Elle fait partie des 30 communautés d’agglomérations françaises créées au 1er janvier 2002. La majorité de la population réside dans la cité ajaccienne, soit 52 900 personnes. Hormis Ajaccio, seules deux communes ont plus de 2 000 habitants : Alata et Afa. Trois communes en ont moins de 500 : Villanova, Tavaco, Valle-di-Mezzana. Toutes ces communes appartiennent à la couronne périurbaine d’Ajaccio. La zone qu’elles recouvrent est essentiellement desservie par l’axe routier de la nationale 193 reliant Ajaccio à Corte puis à Bastia ainsi que par le chemin de fer parallèle à la nationale. Elle s’oriente ainsi autour d’un développement urbain d’Ajaccio vers la vallée de la Gravona. La communauté d’agglomération du pays ajaccien concentre près des trois quarts des habitants de la zone d’emploi ajaccienne.

Un accroissement naturel assez dynamique
Contrairement aux deux périodes intercensitaires précédentes (1975-1982 et 1982-1990), plus dynamiques, le nombre d’habitants de la CAPA est en diminution de près de 4 000 personnes sur la décennie récente 1990-1999. Les naissances restent supérieures aux décès, alors que sur l’ensemble de la région les deux effets s’équilibrent. Par contre la CAPA n’a plus l’attractivité observée entre 1975 et 1990. Les départs ont été supérieurs aux arrivées.

Entre 1990 et 1999, les échanges les plus importants ont eu lieu avec le continent. En effet, 7 000 nouveaux habitants sont venus du continent et on estime à 7 900 les départs vers cette destination. Viennent ensuite les migrations de proximité, entre les communes de la CAPA et les autres communes de la zone d’emploi : 2 600 personnes ont quitté la CAPA pour le reste de la zone d’emploi et 1 500 personnes ont fait le chemin inverse. Bastelicaccia et Porticcio (commune de Grosseto-Prugna), très proches, sont les plus concernées par ces flux. Enfin 1 700 personnes ont quitté la CAPA pour aller habiter plus loin dans l’île, hors de la zone d’emploi, contrairement aux 1 300 venues s’installer dans la CAPA. Les déplacements résidentiels, internes à la communauté d’agglomération, représentent environ 3 000 mouvements. Ils vont majoritairement dans le sens Ajaccio-communes périphériques et s’ordonnent conformément au poids démographique des communes, Alata et Afa accueillant les flux les plus importants. Hors Ajaccio, les flux croisés entre les communes de la CAPA sont quasi inexistants.

Les partants, plutôt des jeunes
Ce sont surtout les jeunes de 15 à 24 ans qui connaissent un solde déficitaire des arrivants par rapport aux partants. Pour la plupart, ces jeunes sont partis suivre un cycle d’études à Corte ou dans une université continentale. Cela reste vrai, mais avec moins d’ampleur, pour ceux âgés de 25 à 29 ans. Par contre, pour la classe d’âge des 30-34 ans, le mouvement s’inverse puisque les arrivants sont un peu plus nombreux que les partants. Mais pour les 35-39 ans, les départs sont à nouveau en excédent. Tout se passe comme si l’attractivité du pôle ajaccien était encore effective pour les couples jeunes et sans enfant, attirés par les possibilités d’emploi, la proximité des équipements et les infrastructures d’hébergement. Ensuite, la présence d’enfants influence une migration dans l’autre sens vers un logement pavillonnaire, plus spacieux quoique plus éloigné. Ce constat est moins vrai pour les familles monoparentales. Au-delà de 60 ans, mais avec des flux moindres, on observe une certaine attractivité de la communauté d’agglomération. Globalement, les arrivants ont plus souvent un niveau d’étude supérieur au baccalauréat que les partants.

8 000 personnes vivent seules
Malgré la légère baisse de la population, la demande de logements s’accroît. Les évolutions sociales, qui ne sont pas spécifiques à la zone, comme l’augmentation des divorces, l’accroissement du nombre de personnes seules due à une longévité accrue, augmentent les besoins en logement. En effet, les logements occupés par une ou deux personnes sont les plus nombreux et en augmentation. A l’inverse, le nombre de logements occupés par quatre personnes ou plus est en diminution. Le nombre moyen de personnes par logement est ainsi passé de 2,64 personnes par logement à 2,40. Le nombre de personnes seules atteint 8 000, soit près d’un ménage sur trois. Dans la moitié des cas, ces personnes ont plus de 60 ans et deux fois sur trois, il s’agit de femmes seules.

Le nombre de familles (couples avec ou sans enfants, ou personnes seules avec enfants) est donc en légère diminution. Le nombre de couples sans enfant est quasi stable. Ce sont plutôt les familles avec deux ou trois enfants qui sont en diminution. Le nombre de familles monoparentales, lui, s’est accru : de près de 2 600 il est passé à 3 250. Ainsi, le nombre d’enfants de moins de 24 ans habitant avec un seul parent, le plus souvent la mère, est de 3 600 pour 2 800 en 1990. Le nombre d’enfants de moins de 17 ans était en 1999 de 12 500, soit 1 600 de moins qu’en 1990. Néanmoins, l’accroissement des familles monoparentales et de l’activité féminine induit, a priori, une demande plus forte en matière d’infrastructures d’accueil ou de garde pour enfant.

Sous les effets de la démographie et des migrations, à tous les âges avant 45 ans, les habitants de la communauté d’agglomération sont moins nombreux qu’il y a 10 ans. Entre 45 et 60 ans, les augmentations d’effectifs sont dues en partie à l’arrivée à cette tranche d’âge des générations nombreuses des années 50. Au-delà de 70 ans on observe un plus grand nombre d’habitants, principalement des femmes, dont l’espérance de vie est supérieure à celle des hommes.

De nombreux logements collectifs
Le parc des logements de la communauté d’agglomération comprend 34 000 logements. Ce parc est en augmentation de 8 % par rapport à 1990. Cette croissance est cependant nettement plus faible que celle observée entre 1982 et 1990, 25 %. Ces évolutions sont à rapprocher de celle de la demande de logement. En effet l’augmentation du nombre de ménages a été plus forte avant 1990 qu’après.

Plus des trois quarts des logements, soit 26 100, sont des résidences principales, occupées toute l’année par la population résidente de la communauté. Le taux de logements vacants est important, plus de 8 %. L’habitat collectif, concentré dans Ajaccio même, est largement majoritaire. Les logements collectifs sont relativement anciens, quatre sur cinq ont été construits avant 1990. Les 5 700 maisons individuelles dénombrées sont de construction plus récente, la moitié date d’après 1989. Cet habitat récent concerne principalement les communes de la périphérie d’Ajaccio, le nombre de logements s’y est accru de 33 % pour seulement 5 % à Ajaccio même.

La moitié des ménages résidant dans la CAPA sont propriétaires de leur logement et 11 % sont locataires d’un logement HLM.

La création de la Communauté d’Agglomération du Pays Ajaccien (CAPA) au 15 décembre 2001 s’inscrit sans un contexte général de forte progression de l’intercommunalité et d’une relance de la décentralisation, traduisant une volonté de l’État d’octroyer plus d’autonomie aux collectivités locales.
A quoi sert une Communauté d’agglomération ? Comme le précise Wikipédia, il existe plus de 169 communauté d’agglomération en France. Ce sont des établissement publics de coopération intercommunale notamment dans le domaine du développement économique, les transports, l’habitat et la politique de la ville (mais cela peut aussi recouvrir la voierie, l’assainissement et l’eau potable, l’environnement et les déchets, et aussi les équipements culturels et sportifs). Une communauté d’agglomération, c’est l’occasion d’aller plus loin dans la coopération économique et politique. C’est doter le bassin de vie d’une vision plus large, d’une vision d’ensemble de la politique économique et sociale locale. C’est gérer les établissements publics avec plus d’envergure qu’une gestion communale : développer un grand terrain de sport à un endroit et privilégier un centre nautique à tel autre. Normalement, c’est mieux harmoniser le développement local. Et puis surtout et avant, c’est faciliter la vie et les démarches des citoyens localement qui peut aller jusqu’à des coopérations avancées entre les organismes publics…

Une communauté d’agglomération c’est une structure pour mettre en commun les réflexions et les actions.

Ne nous leurrons pas. C’est aussi une force de proposition et d’actions par rapport à d’autres territoires et villes, un rapport de force politique plus important pour emporter des décisions d’ordres départementales, régionales ou nationales.

La loi du 12 juillet 1999 dite « loi Chevènement », ambitionne ainsi d’apporter une réponse et des outils aux besoins d’organisation des élus locaux ; il s’agit de constituer une véritable « force d’agglomération » qui respecte l’identité des communes membres, en lui donnant un cadre juridique, des compétences fortes, et surtout des moyens.

Avec 63 700 habitants, la communauté d’agglomération du pays ajaccien (CAPA) regroupe le quart de la population de la Corse. Insérée entre mer et montagne, elle est constituée de la cité impériale et des communes situées dans la vallée de la Gravona et se prolongeant dans les hauteurs, soit : Afa, Alata, Appietto, Cuttoli-Corticchiato, Peri, Sarrola-Carcopino, Tavaco, Villanova,Valle-di-Mezzana. Elle fait partie des 30 communautés d’agglomérations françaises créées au 1er janvier 2002. La majorité de la population réside dans la cité ajaccienne, soit 52 900 personnes. Hormis Ajaccio, seules deux communes ont plus de 2 000 habitants : Alata et Afa. Trois communes en ont moins de 500 : Villanova, Tavaco, Valle-di-Mezzana. Toutes ces communes appartiennent à la couronne périurbaine d’Ajaccio. La zone qu’elles recouvrent est essentiellement desservie par l’axe routier de la nationale 193 reliant Ajaccio à Corte puis à Bastia ainsi que par le chemin de fer parallèle à la nationale. Elle s’oriente ainsi autour d’un développement urbain d’Ajaccio vers la vallée de la Gravona. La communauté d’agglomération du pays ajaccien concentre près des trois quarts des habitants de la zone d’emploi ajaccienne.

reste qu’a Ajaccio la capa est detournée de son objet au profit de competences optionelles qui servent le deputé maire S renucci

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