La création de la Communauté d’Agglomération du Pays Ajaccien (CAPA) au 15 décembre 2001 s’inscrit sans un contexte général de forte progression de l’intercommunalité et d’une relance de la décentralisation, traduisant une volonté de l’État d’octroyer plus d’autonomie aux collectivités locales.
A quoi sert une Communauté d’agglomération ? Comme le précise Wikipédia, il existe plus de 169 communauté d’agglomération en France. Ce sont des établissement publics de coopération intercommunale notamment dans le domaine du développement économique, les transports, l’habitat et la politique de la ville (mais cela peut aussi recouvrir la voierie, l’assainissement et l’eau potable, l’environnement et les déchets, et aussi les équipements culturels et sportifs). Une communauté d’agglomération, c’est l’occasion d’aller plus loin dans la coopération économique et politique. C’est doter le bassin de vie d’une vision plus large, d’une vision d’ensemble de la politique économique et sociale locale. C’est gérer les établissements publics avec plus d’envergure qu’une gestion communale : développer un grand terrain de sport à un endroit et privilégier un centre nautique à tel autre. Normalement, c’est mieux harmoniser le développement local. Et puis surtout et avant, c’est faciliter la vie et les démarches des citoyens localement qui peut aller jusqu’à des coopérations avancées entre les organismes publics…

Une communauté d’agglomération c’est une structure pour mettre en commun les réflexions et les actions.

Ne nous leurrons pas. C’est aussi une force de proposition et d’actions par rapport à d’autres territoires et villes, un rapport de force politique plus important pour emporter des décisions d’ordres départementales, régionales ou nationales.

La loi du 12 juillet 1999 dite « loi Chevènement », ambitionne ainsi d’apporter une réponse et des outils aux besoins d’organisation des élus locaux ; il s’agit de constituer une véritable « force d’agglomération » qui respecte l’identité des communes membres, en lui donnant un cadre juridique, des compétences fortes, et surtout des moyens.

Avec 63 700 habitants, la communauté d’agglomération du pays ajaccien (CAPA) regroupe le quart de la population de la Corse. Insérée entre mer et montagne, elle est constituée de la cité impériale et des communes situées dans la vallée de la Gravona et se prolongeant dans les hauteurs, soit : Afa, Alata, Appietto, Cuttoli-Corticchiato, Peri, Sarrola-Carcopino, Tavaco, Villanova,Valle-di-Mezzana. Elle fait partie des 30 communautés d’agglomérations françaises créées au 1er janvier 2002. La majorité de la population réside dans la cité ajaccienne, soit 52 900 personnes. Hormis Ajaccio, seules deux communes ont plus de 2 000 habitants : Alata et Afa. Trois communes en ont moins de 500 : Villanova, Tavaco, Valle-di-Mezzana. Toutes ces communes appartiennent à la couronne périurbaine d’Ajaccio. La zone qu’elles recouvrent est essentiellement desservie par l’axe routier de la nationale 193 reliant Ajaccio à Corte puis à Bastia ainsi que par le chemin de fer parallèle à la nationale. Elle s’oriente ainsi autour d’un développement urbain d’Ajaccio vers la vallée de la Gravona. La communauté d’agglomération du pays ajaccien concentre près des trois quarts des habitants de la zone d’emploi ajaccienne.

reste qu’a Ajaccio la capa est detournée de son objet au profit de competences optionelles qui servent le deputé maire S renucci